Les tractations pour la formation du nouveau gouvernement s’accélèrent et l’imminence de la mise en place de la nouvelle équipe se précise. Sauf extraordinaire, les heures sont désormais comptées pour le choix des hommes et femmes qui seront appelés à accompagner le chef de l’Etat dans la gestion des prochaines échéances électorales. On peut se poser des questions sur l’opportunité et l’intérêt d’un tel remaniement ministériel en profondeur à 10 mois d’une échéance aussi capitale que celle de mars 2011. Si Boni Yayi a choisi de prendre le recul et le temps nécessaires pour peaufiner son équipe, c’est sans doute à cause de la complexité actuelle du paysage politique où la suspicion en rajoute à la perte de confiance au sein même de la mouvance présidentielle, et de la résistance qu’exerce une grande partie de l’opposition à intégrer le nouveau gouvernement. D’où le dilemme de Boni Yayi qui, par ailleurs, a reçu beaucoup de pressions pour soit le maintien, soit le départ de certains ministres de l’équipe actuelle. Huit sont d’ailleurs annoncés pour quitter le gouvernement. Mais si les choses, malgré tout, sont passées à la vitesse supérieure au cours de la semaine qui s’achève, on peut s’attendre à un accouchement au final difficile du prochain gouvernement. Même si la césarienne n’aura pas été nécessaire.