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  Fourmis dans les doigts
ça cache quoi ?
 
     
 
Les troubles de la sensibilité et les picotements au bout des doigts peuvent être le signe du syndrome du canal carpien. La chirurgie est-elle la seule solution?
 
     
 
Date de publication : 02-02-2010
Auteur(s) / source : Topsanté.com
 
     
 
Syndrome du canal carpien: qu’est ce que c’est?

Une main qui se met à gonfler... Pendant la nuit, des fourmillements dans les phalanges quand le bras est immobile... Ou encore le jour, les bouts des doigts qui perdent de leur sensibilité, au point d’être gênée pour boutonner ses vêtements ou manipuler de petits objets : autant de signes typiques du « syndrome du canal carpien «. Un trouble dont souffrent souvent les femmes de plus de 50 ans. « Situé sur la face antérieure de la paume de la main, le canal carpien est une sorte de tunnel qui abrite les tendons fléchisseurs des quatre premiers doigts et les nerfs leur permettant d’être sensibles. Dès que les tissus gonflent, souvent au moment de la ménopause, le canal et les nerfs sont compressés. C’est ainsi que surviennent les premiers symptômes.

Canal carpien: soulager la douleur

L’examen clinique suffit à poser le diagnostic. Dans un premier temps, le médecin peut proposer une ou deux infiltrations de corticoïdes. Ce traitement suffit en général à calmer la douleur pendant au moins un an, parfois davantage.

Au quotidien, certains gestes peuvent aussi soulager la douleur : - Rafraîchissez vos poignets à l’aide de glaçons enveloppés dans une serviette fine. Appliquez pendant 10 minutes. Répétez à peu près toutes les heures. - Portez une attelle pendant la nuit pour maintenir les doigts dans une position neutre et soulager la pression sur le nerf médian. Et l’on peut, si nécessaire, renouveler le traitement. Mais si les effets des injections ne se font pas sentir plus de quelques semaines, le médecin propose une intervention chirurgicale.

Canal carpien : quand il faut opérer

«Deux techniques existent, avec lesquelles nous obtenons les mêmes résultats, souligne le Pr Alnot. Ces interventions sont réalisées sous anesthésie locorégionale (du bras), en hospitalisation de jour.

Dans les deux cas, on incise la partie supérieure du canal carpien pour libérer les nerfs et les tendons qui sont à l’intérieur. Dans le premier cas, le chirurgien ouvre la paume en incisant sur trois à quatre centimètres, partant du poignet vers le milieu de la main. Il peut ainsi couper le ligament qui ferme le canal. Cette technique « à ciel ouvert « lui permet de voir le nerf et les tendons, et de les dégager complètement. La méthode endoscopique, elle, s’effectue à paume fermée. Le chirurgien glisse un système optique par une petite fente d’environ un centimètre pratiquée au poignet. Il peut ainsi sectionner avec précision le ligament qui resserre le canal, et dégager les nerfs.

Quel que soit le mode opératoire, il faut garder un pansement pendant quelques jours et ne pas se laver la main ni la tremper dans l’eau. Trois semaines d’arrêt de travail sont à prévoir. Seul avantage notoire de la méthode endoscopique : la cicatrice, qui est à peine visible. En ce qui concerne les suites opératoires, notez que pour les deux interventions, les fourmillements peuvent persister pendant quelques semaines et la force diminuer un peu. Mais, dans neuf cas sur dix, les symptômes ont complètement disparu au bout de six mois.

Canal carpien: soulager la douleur

L’examen clinique suffit à poser le diagnostic. Dans un premier temps, le médecin peut proposer une ou deux infiltrations de corticoïdes. Ce traitement suffit en général à calmer la douleur pendant au moins un an, parfois davantage.

Au quotidien, certains gestes peuvent aussi soulager la douleur : - Rafraîchissez vos poignets à l’aide de glaçons enveloppés dans une serviette fine. Appliquez pendant 10 minutes. Répétez à peu près toutes les heures. - Portez une attelle pendant la nuit pour maintenir les doigts dans une position neutre et soulager la pression sur le nerf médian. Et l’on peut, si nécessaire, renouveler le traitement. Mais si les effets des injections ne se font pas sentir plus de quelques semaines, le médecin propose une intervention chirurgicale.
 
 
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