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Avec les opérations de remise de clés dans toutes les communes du Bénin, le problème de manque de classes est-il encore d’actualité ? Le déficit est énorme en termes de salles de classes.Ces déficits sont comblés au prorata des moyens disponibles.En 2010,les priorités seront définies de concert avec les mairies.Ce ne sera plus le ministère qui va les fixer.Si,Ouéssé a par exemple 10 modules,on y descend,et le maire avec ses conseillers,nous disent leur ordre de préférence.Un comité de suivi sera en même temps mis sur pied et composé du Chef de la circonscription scolaire et d ’une équipe de la mairie.Leur responsabilité est de suivre les chantiers sur le terrain.Au lieu,d ’attendre une équipe extérieure pour contrôler l’évolution des travaux,ce comité pourra nous informer au fur et à mesure des problèmes qui se poseraient sur le terrain, avant que l’équipe du ministère ne descende.
Le projet de construction des logements pour les enseignants, a-t-il pris en compte ceux des zones urbaines ? La priorité est donnée aux zones rurales.Les constructions de salles de classe seront accompagnées de logement.C ’est une politique que l’ État est en train d ’essayer au tant que possible,dès que les moyens seront disponibles.C ’est une initiative qu ’il faudra généraliser,surtout dans les milieux ruraux. Lorsqu’un enseignant arrive dans un village, ce n ’est pas évident qu’il trouve rapidement un logement décent.Or il a besoin de bonnes conditions pour mieux assumer sa mission. L’effort sera donc fait dans ce sens et le gouvernement ne perd pas de vue cette dimension importante.
Il est constaté quelques fissures et autres anomalies dans les classes réceptionnées dans certaines localités, êtes-vous satisfait ? Toute activité humaine,n ’étant pas parfaite,de la même manière, les constructions peuvent receler quelques petits défauts qu’on invitera les entreprises à corriger.Par ailleurs,il y a des bâtiments qui ne sont pas encore terminés.Nous sommes assez satisfaits dans l’en - semble.Pour ceux qui disent que le gouvernement ne fait rien,ils se trompent largement,parce qu’on ne peut pas tout faire en deux ou trois ans.Des efforts sont faits et si, nous continuons sur cette lancée, dans la construction des classes, nous viendrons à bout du problème de pénurie.
Dans certaines localités, l’effectif des filles est supérieur à celui des garçons et qu’est-ce qui explique cette situation? Cette situation ne doit pas vous surprendre dans la mesure où,tout récemment à Adja-Ouèrè,nous sommes allés lancer une campagne sous le thème «Tous les enfants à l ’école ».Il y a deux ou trois ans,c ’était «Toutes les filles à l ’école ».Une campagne a été me - née autour de la scolarisation des filles.C ’est ce qui est en train de porter.Aujourd'hui, les statistiques qui,autrefois donnaient favoris les garçons sont en train de se changer,donnant les filles comme favorites.Lorsque nous avons constaté que la tendance est renversée, nous avons dit maintenant :«Tous les enfants à l ’école ».Ce qui participe à encourager tout le monde sans distinction de sexe. Nous avons essayé les indicateurs dans les localités,là où le taux de scolarisation est très faible,il y a eu des actions spécifiques qui sont menées pour encourager les parents à laisser les filles aller à l ’école.Nous jugeons d ’ailleurs,cette situation normale.
Dans toutes les doléances en- registrées dans les différentes écoles que vous avez visitées, la clôture des écoles revient chaque fois. Comment votre département compte-t-il régler ce problème de sécurité pour les usagers de l’école ? C ’est un problème réel.Effectivement la clôture que les gens demandent serviront à assurer la sécurité des enfants,surtout les écoles qui sont à proximité des grandes voies de circulation,afin d ’éviter des accidents.C ’est utile. Mais,pouvez-vous être en train de construire des clôtures aux écoles qui ont déjà bénéficié de nouveaux modules,pendant que d ’autres n ’ont même pas encore de classes suffisantes ?Il faut choisir.Moi, lorsque je veux construire une mai - son,je commence par la maison avant de penser à la clôture.Et çà, c ’est mon point de vue.
Entre 2 000 classes et 500 modules, quels chiffres, il convient de retenir pour cette opération de remise des clés sur toute l’étendue du territoire ? En réalité pour avoir des modules, il faut partir des salles de classes. Les modules sont souvent de trois salles de classes.Si,vous avez le nombre de salles,il suffit de diviser pour avoir le nombre de modules.
Parmi les salles de classes réceptionnées, certains sont construites par la Bid et le gouvernement, ou par le Fast-ttrack. Y-aa-t-il encore d’autres partenaires qui interviennent dans ce do- maine ? En réalité le programme de 6000 salles de classes,est vaste et sou - tenu par plusieurs financements.Il y a d ’abord les efforts du gouver - nement qui sont inscrits dans le budget national,mais il y a égale - ment des ressources extérieures qui sont prévues au budget natio - nal,parce que nous avons opté pour la budgétisation de tout ce qui est ressource de l ’Etat.Donc, les partenaires qui veulent aider le Bénin se sont retrouvés au sein de ce qu ’on a appelé le Fast-Track où vous avez la Banque mondiale,les Danois,les Pays-Bas etc.Ceux-là se sont constitués dans un groupe qu ’on a appelé le Fonds commun budgétaire.Là,c ’est toujours le Fast-Track appuyé par la Banque mondiale.Le budget national a aussi une ligne qui lui permet de construire les salles de classe. C ’est ce qui est baptisé Projet de construction et de réhabilitation des écoles primaires publiques au Bénin.Il y a d ’autres programmes financés par la Banque islamique de développement (Bid)qui est
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