Exposer aux participants les grandes lignes des conclusions et recommandations des différentes études thématiques réalisées dans la cadre de la réalisation du Livre blanc par le cabinet Stewart associates, recueillir leurs contributions en termes de spécificités régionales et d’expériences personnelles afin de compléter le contenu du Livre blanc. Ainsi s’énumèrent quelques-uns des objectifs de l’Atelier de restitution du Livre blanc de politique foncière aux Instituions et Directions techniques, dernière étape avant sa validation. Comme le précise le Coordonnateur national du Programme du Bénin pour le Millenium challenge account (Mca-Bénin), Simon Pierre Adovelandé, cette séance « est la dernière d’une série organisée sur l’ensemble du territoire national ». Il se réjouit que l’élaboration de la politique foncière, entamée depuis bientôt deux ans, ait connue une « large participation de tous les acteurs ». Participation « d’autant plus necéssaire qu’elle doit proposer une réponse aux spécificités multiples et diverses attentes de tous les acteurs impliqués dans le processus » poursuivra M. Adovelandé.
Sur le Livre blanc dont une synthèse a été présentée, le Coordonnateur rappelera qu’il s’agit de « la formulation d’une politique globale en matière foncière visant la valorisation de toutes les réflexions et expériences en cours au niveau des différents secteurs concernés par la gestion du patrimoine foncier national ». Le document élaboré fait ainsi l’état des lieux de la question foncière au Bénin, énoncant la vision, l’objectif et les principes directeurs et définissant les orientations et axes stratégiques ainsi que la stratégie de mise en oeuvre et le plan d’action. « Cette tâche n’est pas facile… » soulignera pour sa part Gloria Peterson, principale chargée du Programme Bénin au Millenium challenge corporation à Washington, qui ajoute : «… autrement on l’aurait réalisée depuis des années déjà au Bénin ». « L’élaboration d’un document de politique foncière participe de la clarification du statut juridique des droits sur les terres, de la mise en place d’outils appropriés de régulation foncière et de promotion du développement à travers une bonne gestion du foncier » confiera-t- elle. Et de poursuivre : « Elle nécessite à la fois un arbitrage et des prises de décisions courageuses en vue de juguler ou de mettre fin à de mauvaises pratiques et d’instaurer une bonne gouvernance foncière ». C’est à ce titre que Gloria Peterson estime que l’Atelier offre aux participants l’opportunité exceptionnelle de s’approprier le document. Elle les exhorte ainsi à faire des contributions de qualité « pour que la gestion du foncier soit moins frustrante et moins stressante pour chacun et pour tous ».